• Navigation exécrable vers Lisbonne

    Nous quittons le port de Leixoes, direction Aveiro ( un mouillage entre Porto et Lisbonne ) enfoncé dans les terres et donc très bien protégé de la mer et du vent.

    Le mouillage est à 35 milles au Sud et la météo annonce un vent du SUD pendant 5 jours, pas cool car il va falloir tirer des bords et donc pencher, mais nous n’avons pas le choix car dimanche 6 novembre ( départ du Vendée Globe ) nous partirons, nous aussi, de Lisbonne (Cascais) vers Madère ( environ 570 milles ) ce pourquoi nous devons attendre un vent du Nord pour continuer notre chemin.

    Première journée avec 18/20 nds, nous filons à 5 nds avec les cannes sorties. 

    Puis au fur et à mesure que la journée se déroule, le vent se calme et nous finissons au moteur à quelques milles de notre mouillage qui a été très calme durant la nuit.

    Le lendemain matin, à 9h, nous quittons le mouillage accompagné de 2 autres bateaux devant nous. Nous sommes à marrée descendante dans le goulet qui mène vers la sortie et nous filons à 9,5 nds.

    A la sortie, nous déployons nos voiles et commençons à remonter le vent qui souffle autant qu’hier matin.

    Quelques heures passées, nous nous rapprochons un peu trop près d’un bateau pêcheur, qui ne s’arrête pas, nous décidons de passer devant lui car nous ne pouvons pas remonter plus au vent. Les mouettes se comptent par centaine, nous ne sommes pas rassurés avec nos cannes, qui sont sorties. Et voilà, que le bateau est à notre 90° à moins de 100m et ma canne se met à se tendre… Je la prends ressers le frein… elle éclate et le moulinet se déroule à toute vitesse…

    Le bateau approche, et je ne peux mouliner.

    Je freine le fil avec mes mains en essayant de ne pas me brûler, mais voilà qu’une mouette se prend le fil qui est tendu et descend en mode crash dans l’eau. 

    Le fil se rompt au moment de l’impact.

    J’ai tout perdu, moulinet, fil et leurre. SUPER arf

    Nous continuons notre route tout de même.

    La nuit est mouvementée, ça tape fort à l’avant et maman ne peut pas dormir dans sa cabine. Elle « s’installe » donc dans la mienne…

    Dehors ça souffle à 20nds, nous avons beau réduire, MesAnges tape toujours autant.

    Des orages se promènent dans les parages avec de jolis éclairs. 

    Le jour se lève, à l’intérieur c’est pas la joie, le petit déjeuner est presque impossible à prendre.

    Les heures passent, il est 12h, un gros nuage nous passe à gauche. Quelques minutes plus tard, pas le temps de voir ce qui arrive, le vent monte soudainement à 33 nds, MesAnges part au lofe en penchant fortement. La mer est blanche, nous nous précipitons à descendre la GV et continuons avec la trinquette seule.

    Plus le gros nuage s’écarte, plus le vent se ramollit. Quand le vent s’est enfin calmé à 15 nds. Nous hissons la GV sans ris, puis en fin de soirée, on déploie le génois. Un virement de bord pour ne pas trop se rapprocher des côte du faite des nombreux casiers.

    Pas de lune cette nuit, vent au près de 16 -17 nds, vitesse : 5nds en penchant à 30°.

    Le lendemain matin, le port n’est plus très loin et nous avons la « flemme » de tirer des bords.

    Moteur en ligne droite, nous voilà encore à zigzaguer entre des casiers si on peut dire, des boules oranges de la taille d’une main dans l’eau avec un fil descendant jusqu’au fond. Le soleil est de face en plus donc pour les repérer c’est pas facile.

    Ah, il y a même des bouteilles faisant office de casier. 

    C’est très compliqué mais on y parvient avec de l’effort… et une bonne vue.

     

    Il est midi et nous arrivons au port, on va enfin pouvoir souffler yes


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